Un jeu narratif : Everybody’s gone to the Rapture

Bannière Everybody's gone to the rapture

Les jeux narratifs et moi, c’est une grande histoire d’amour. Même si les plus populaires sont ceux de la catégorie “horreur” comme Outlast, Amnesia ou encore Layers of Fear, certains se démarquent par un univers beaucoup plus ordinaire ou encore, bien plus lumineux. C’est le cas de la pépite dont je souhaite parler aujourd’hui.

Everybody’s gone to the Rapture a su me séduire par sa technique à tomber par terre mais aussi par sa direction artistique frôlant la perfection. Mais bien que les graphismes ne soient pas forcément gage de qualité, il a su réellement me captiver par son scénario et ses personnages qu’on a réellement la sensation de connaître au fil du temps.

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Son histoire

Nous commençons l’aventure devant une barrière fermée menant à un grand bâtiment en forme de dôme. Impossible de pénétrer dans son enceinte. Cependant, une route semble nous guider vers un village et c’est ainsi que débute notre périple, totalement lâché dans la nature et sans le moindre repère.
Qui suis-je ? Que fais-je ici ? Quel est mon but ? Tant de questions qui nous passent par la tête et qui n’auront qu’une réponse partielle à la toute fin du jeu…

Durant votre balade, des voitures dont les portières sont ouvertes joncheront votre trajet. Vous aurez également la possibilité de visiter certaines habitations et de nombreux jardins. Ça et là, des traces de sang ou encore des mouchoirs imbibés à même le sol. La ville de Yaughton, aussi belle soit-elle, est vide de vie et a des airs de ville fantôme. Pas un son, pas une seule présence ne viendra perturber votre visite des lieux.

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Malgré tout, des postes de radio grésillant pourront être utilisés et laisseront échapper des messages énigmatiques d’une voix féminine. Un peu plus loin, une orbe de lumière fera son apparition et semblera se balader tout comme vous dans ce quartier d’habitation sans que l’on puisse savoir ce que c’est. À certains endroits, des sortes de rémanences de personne apparaîtront, vous laissant assister à des discussions ayant eu lieu durant les événements qui semblent être la cause de cette ville fantôme. Le reste, ça sera à vous de le découvrir.

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Son ambiance

Autant dire les choses comme elles sont : ce qui saute aux yeux en premier est la beauté du décor. Techniquement comme artistiquement, les développeurs ont mis le paquet. Je ne compte pas le nombre de cliché que j’ai pris durant ma première partie. Mais au-delà des graphismes, c’est vraiment ce climat campagnard, bucolique et ensoleillé qui vous donnera la sensation de passer un week-end à la campagne chez mamie.

Alors que de nombreux jeux proposent un gameplay riche et nécessitant des bons réflexes et une bonne concentration pour progresser, on se retrouve ici à avancer à une vitesse de croisière nous permettant de savourer pleinement cette expérience vidéo-ludique. Il fait beau, il semble faire chaud et cette ambiance est réellement apaisante.

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De plus, les nombreuses rémanences que vous verrez comme les messages à la radio que vous entendrez sont tous doublés en français, ce qui vous permettra de retirer les sous-titres pour les anglophobes. Un autre détail concernant la partie audio de Everybody’s gone to the Rapture : l’OST est très belle et colle parfaitement à l’ambiance.

Pour en revenir au décor, même si le premier quartier visité s’apparente à une charmante bourgade, le suivant sera plutôt forestier, sachant qu’il y en a cinq en tout. Pas de spoil concernant les autres, il serait bête que je vous gâche le plaisir de la découverte et de la surprise. Cependant, tout est d’une extrême logique et donne à la ville de Yaughton la sensation d’être parfaitement réelle.

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Quid du gameplay ?

Bien plus qu’un jeu, Everybody’s gone to the Rapture est totalement dépourvu de gameplay. Pas d’interaction possible avec les objets, pas d’inventaire, pas de choix à faire.
La seule chose qui sera à la portée du joueur est de marcher dans les rues de Yaughton ainsi que d’activer certaines rémanences clés avec un mouvement de la manette (sur PS4). Certaines portes pourront également être poussées afin de circuler et comme précisé plus haut, les postes de radio et des téléphones peuvent également être mis en route.

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Mis à part ces détails, le gameplay pur de Everybody’s gone to the Rapture s’apparente bien plus à un simulateur de marche qu’un jeu vidéo. The Chinese Room nous propose un expérience narrative vidéo-ludique absolument fabuleuse mais qui ne séduira que les adeptes du genre.

À savoir que l’absence de fin multiple ne privilégie pas la rejouabilité du titre qui peut se terminer en 4h. Cependant, il est très probable qu’un joueur séduit soit tenté de recommencer le titre plus tard, que ça soit pour trouver l’intégralité des rémanences, se replonger dans cette ambiance, essayer de cerner un peu plus la trame narrative ou encore accomplir ses succès manquant.

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Mon expérience

Everybody’s gone to the Rapture est sorti en il y a plus d’un an à l’heure où j’écris ces lignes. Pourtant, il m’aura fallu du temps avant d’oser me lancer dessus. Même s’il était déjà installé sur ma PS4, c’est lors d’une nuit d’insomnie que je pris la décision de m’y mettre, ne serait-ce que pour quelques dizaines de minutes.
Au final, je versais ma toute première larme au bout d’une heure de jeu et je n’ai pas pu reposer la manette avant de l’avoir terminé plus de 5h plus tard.

L’histoire est prenante, c’est un fait indéniable. Mais je ne m’attendais pas à une telle mise en scène ni à des personnages si attachants bien qu’on ne les rencontre qu’à travers ces rémanences. Mon coeur n’était pas préparé à tout ça.
Peut-être suis-je un brin trop sensible… C’est fort possible. Et même si ça doit être le cas, c’est le genre de jeu comme Everybody’s gone to the Rapture qui me faire penser – et affirmer – que le jeu vidéo est bel et bien un art à part entière.

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Difficile de ne pas succomber au charme de Everybody’s gone to the Rapture. The Chinese Room nous propose une aventure unique sur un fond de SF avec un décor absolument somptueux. Si vous êtes naturellement attiré par les jeux narratifs et appréciez la découverte, ce titre devrait grandement vous séduire.

Petite Bannière Everybody's gone to the Rapture Titre : Everybody’s gone to the Rapture
Développeur : The Chinese Room
Site officiel
Sortie : 11 Août 2015
Store : Steam et PSN
Prix : 19,99€

Aya

Salut ! Moi c'est Aya, geekette, blogueuse et youtubeuse à mes heures perdues. J'aime les RPG, les étoiles et les chats qui chient des arc-en-ciel. Installe toi et prends un curly !

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1 Réponse

  1. Samuel dit :

    Je ne connaissais pas ce jeu. Ce n’est pas un style qui me plait habituellement. Toutefois, la façon dont tu en parles me fait comprendre qu’il est exceptionnel.

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